L’audition est un sens essentiel, pourtant souvent négligé en milieu professionnel.
Le bruit, qu’il soit continu ou ponctuel, peut provoquer des atteintes auditives irréversibles lorsqu’il n’est pas correctement pris en compte.
Chez Lugus Safety, nous considérons la protection de l’audition comme un enjeu majeur de santé au travail, au même titre que la vision ou la posture.
L’oreille, un organe aussi complexe que fragile
👂 L’oreille externe
Elle capte les sons et les dirige vers le tympan.
Composée du pavillon et du conduit auditif, elle joue un rôle essentiel dans la collecte et l’orientation des sons.
👂 L’oreille moyenne
Elle transmet et amplifie les vibrations sonores.
Grâce au tympan et aux osselets (marteau, enclume, étrier), elle transforme les sons en vibrations mécaniques et les envoie vers l’oreille interne.
👂 L’oreille interne
Elle transforme les vibrations en messages nerveux.
La cochlée convertit les vibrations en signaux électriques envoyés au cerveau.
👉 C’est la partie la plus fragile : les cellules auditives ne se régénèrent pas.
🔊 Le bruit : un danger souvent sous-estimé
Contrairement à d’autres risques professionnels, le bruit ne laisse pas toujours de trace immédiate.
Ses effets apparaissent progressivement et peuvent devenir définitifs :
- baisse progressive de l’audition,
- acouphènes (sifflements, bourdonnements),
- fatigue auditive,
- difficultés de concentration,
- stress et irritabilité.
👉 Une fois l’audition altérée, il n’est pas possible de revenir en arrière.
⏱️ Une exposition quotidienne aux conséquences durables
Le risque auditif ne concerne pas uniquement les environnements très bruyants.
Une exposition répétée, même à des niveaux modérés, peut suffire à fragiliser l’oreille interne.
Le cumul du bruit au travail et du bruit hors travail (transports, musique, loisirs) augmente encore le risque, souvent sans que le collaborateur en ait conscience.
🔊 Le schéma des décibels (dB)
Le décibel (dB) est l’unité utilisée pour mesurer l’intensité sonore.
Plus le niveau en décibels augmente, plus le son est fort… et plus il devient dangereux pour l’audition.
Le schéma des décibels permet de visualiser les différents niveaux sonores du quotidien et de comprendre à partir de quel seuil le bruit peut devenir nocif.
Dès 85 dB, une exposition prolongée peut entraîner des atteintes auditives irréversibles. Au-delà de ce seuil, le temps d’exposition tolérable diminue fortement.
👉 Ce schéma est un outil essentiel de prévention, permettant de mieux évaluer les risques liés au bruit et d’adopter les bons réflexes pour protéger son audition.
Les caractéristiques des nuisances sonores :
- La fréquence, exprimée en Hertz (Hz) nombre de vibrations par seconde mesuré. Les sons aigus ont une fréquence haute, les sons graves ont une fréquence basse.
- L’intensité, exprimée en décibel (dB) niveau de pression acoustique. 85 dB(A)* correspond à la limite moyenne légale autorisée sur une journée de travail de huit heures.
- Le type de bruit, continu, fluctuant ou d’impulsion. Un bruit d’impulsion ayant un caractère soudain et imprévisible est plus nocif qu’un bruit stable et continu.
- La durée d’exposition. Plus la durée d’exposition est élevée plus les lésions auditives de l’oreille interne sont importantes.
- Les facteurs individuels. L’âge (presbyacousie au-delà de 50ans), la sensibilité (hypoacousie), la fragilisation antérieure ou concomitante de l’oreille.
- La fragilisation antérieure ou concomitante de l’oreille : elle peut être provoquée par des agents biologiques microbiens (streptocoques), viraux, par des toxiques médicamenteux (antibiotiques, diurétiques, acide acétylsalicylique) ou industriels (solvants aromatiques ou chlorés, monoxyde de carbone et acide cyanhydrique).
*On utilise la pondération A (dB(A)), qui amplifie la zone des 1000 Hz à 5000 Hz et atténue les basses ou très hautes fréquences.
